dimanche 3 juin 2012

31/05/2012 : La maison aux deux pommiers




Aujourd’hui fut un grand jour, puisque j’ai découvert la maison qui m’avait été choisie. 

Le soir, après avoir passé une petite journée de travail à découvrir le fonctionnement du site Internet et les différents bureaux de Mejeriet, je me suis rendue à pied jusqu’à Väpplivägen. Pour ça, j’ai traversé la voie ferrée, suis passée près de cette fameuse auberge où j’avais séjourné l’année dernière, suis passée devant une usine « Tetra Brick » et ai marché, marché, marché.

 C’est Oscar qui m’a ouvert la porte, et c’est sa chambre que je vais récupérer. Elle est située au rez-de-chaussée d’une maison d’un étage avec, à l’arrière, un magnifique jardin au milieu duquel tronent deux pommiers. La maison en elle-même est vieille, mais ressemble aux standards auxquels je m’attendais : parquet clair, murs blancs et salon cosy. La chambre par contre est plus petite que ce que je pensais, et un peu déprimante au premier coup d’œil, parce qu’entièrement vide. Mais elle me rappelle un peu celle dans laquelle Zabou  vivait en Islande. Bon ou mauvais signe, je ne sais pas trop.

Berit, la propriétaire, me fait faire le tour de la maison. Au rez-de-chaussée, il y a aussi la chambre de Philipp, un apprenti danseur / chanteur / acteur, la cuisine et la salle de bain. A l’étage, deux autres chambres avec des colocs pas encore rencontrés. Berit et moi nous asseyons autour d’une table. Elle me donne les clefs et me traduit le règlement intérieur. Je tique sur le fait que je ne puisse pas héberger d’autres personnes. J’aurai le droit d’accueillir des amis pendant quelques jours, mais je comprends rapidement que le séjour d’un mois de Nyamuk prévu pour septembre semble compromis ici. Automatiquement, je me mets à détester cet endroit.

Je repars en direction du centre ville un peu dépitée et comprends en parlant avec ma mère que je vais probablement devoir me mettre en quête d’une autre chambre assez rapidement. Je reviens presque paniquée dans la maison de Marian, et lui explique pendant plusieurs minutes que je ne veux pas paraitre ingrate, mais qu’il me faut Nyamuk près de moi, et qu’il va me falloir trouver une autre place. Marian me rassure, me soutiens que je fais ce que je veux avec le loyer qu’ils me donnent et que personne ne sera vexé. Qu’il s’agit de ma vie, et que c’est à moi de la gérer. Mais je comprends aussi qu’il ne sera peut-être pas simple de trouver un autre logement dans une ville étudiante où toutes les maisons sont prises d’assaut. Suite au prochain épisode...

Je m’endors après une autre longue discussion avec Nyamuk pendant laquelle je n’ai pas pleuré, cette fois. \o/

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